Pas de thème imposé pour le prochain numéro, le 11, vous êtes encore entièrement libres !
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édito
À hurler avec les loups, on finit par bouffer la queue du mec devant soi
La poésie n'a parfois plus droit de cité
Elle est là, pantelante, désarmée, face à nous. Et non le contraire. Toute la littérature n'est plus alors que de la merde. Un déchet bien inutile, risible, presque scabreux. Comme un monument en or et rubis, un monument érigé à la gloire de quelque salopard dans un pays en famine.
A gerber. Ceux qui écrivent depuis assez longtemps pour avoir éprouvé le phénomène dans leur chair le savent : malgré tout notre ego, orgueil et velléité de se prendre pour le plus flamboyant des dieux, on finit irrémédiablement par écrire réellement pour les autres. Pour vous. Pour eux. Elle et lui, et leur clébard avec.
On commence à écrire par misanthropie, souvent. Un auteur avait dit un jour sur le plateau de Pivot : « écrire c'est assassiner. Une fois rentré chez moi, je vais tous vous assassiner ! »
C'est vrai. Mais tout lasse un beau jour. Même le meurtre. Même vouloir se prendre pour Dieu dans un royaume de 21/29,7. Et si l'on continue ce hobby pour le moins étrange, on finit par ne plus écrire vraiment pour soi ni pour régler ses comptes. Un jour ou l'autre, la dette est apurée. On regarde le monde avec sérénité, on écrit plus que pour lui. Sans trop savoir dans quel but, mais c'est comme ça. L'habitude d'aimer est prise.
Et je peux vous dire que parfois, on troquerait bien son clavier/plume/stylo contre un bon Lüger de 14. Et là, en France, c'est le cas. C'est mon cas et celui de beaucoup d'autres.
Que font tous ces débiles à manifester dans la rue ? Qu'est-ce que ce youkaidi yooukaida de rétrogrades descendus dans nos rues ? nos belles rues bien pourries qu'ils ne fréquentent d'ordinaire pas sans regarder fixement droit devant eux !
Ces gens n'ont plus manifesté depuis la manif de soutien à De Gaulle en 68 ! Ils s'emmerdent, voilà tout ! Ce combat d'arrière-garde, ils s'en contrebranlent ! Totalement ! Ils n'ont que faire de NOS vies ! Jamais ils ne battent le pavé pour que de nouveaux droits -élémentaires- soient accordés à ceux qui devraient en bénéficier ! Jamais ! Foutre non ! Et que les pédés et les gouines se marient, adoptent, qu'est-ce que ça leur fiche ? Ils ont perdu le gouvernail de la marche sociétale depuis cette fameuse manif de 68 ! Et ne croyez pas qu'ils le regrettent, pas du tout. Ce ne sont pas des humanistes : la société, ils n'y croient pas comme nous aimerions y croire. Non. Ils cherchent juste à s'amuser. Comme les sales gosses à la récré s'en prennent aux « différents » juste pour passer le temps. Les plus intelligents espèrent asseoir l'autorité de leur race sur celles des autres. Mais ils sont finalement assez rares, même si c'est parfois le cas de certains leaders. Ce n'est pas le cas ici. Je ne citerai pas même les noms des deux énergumènes à l'origine de ces tapages. Elles ne le méritent pas.
Au lieu de me battre avec de la poésie, je dois lutter perpétuellement contre une nausée expansive que je voudrai voir recouvrir les trois-quarts des habitants de cette planète, mais qui n'ira jamais plus loin que le bout de mes semelles.
Et si malgré ça, vous voulez encore croire en quelque chose, alors plongez les yeux grands ouverts dans ce numéro 10 de Cohues. Dans la merde rebattue, dans le foutre des pédés, les glaires cervicales des gouines et les couche culotte des gosses de familles homosexuelles. En effet, ça ne veut rien dire. Leur combat non plus. Tout se prend, tout s'encule, et encore je ne dis que la moitié de la vérité. Amen.
